La reprise d’entreprise au Canada et en France : quelles différences ?

terre de reprise d’entreprise

Le Canada n’est pas qu’une terre d’accueil des starts up numériques. Pour sa sixième convention d’affaires Canada-France organisée par la chambre de commerce les 26 et 27 mars prochains, le thème de cette nouvelle édition porte sur «investir, acquérir et s’implanter » avec en exergue la reprise d’entreprise. Différences entre CANADA et FRANCE

Le CANADA terre de reprise d’entreprises :

Spécialiste des fusions et acquisitions internationales et vice président de la banque d’affaires Canadienne CAFA. Dany LaRochelle* nous explique : « nous sommes confrontés au défi de la relève de nombreuse PME » * D’ici à 2020 , près de 30°% des Canadiens vont prendre leur retraite. Le problème est toujours le même, trouver une entreprise à reprendre. Un patron qui veut vendre ne le dit pas !  » Mais la reprise d’entreprise en Amérique du Nord n’est pas un sujet délicat comme en France. Autrement dit, rien n’est à vendre et tout est à acheter ! »

La France et ses différences avec la reprise d’entreprise au CANADA :

La nuance avec la France est de taille puisque les candidats à la reprise font régulièrement des offres à des sociétés qui ne sont pas en vente au Canada (vs en France, la grande majorité des dossiers de reprise portent sur des entreprises « officiellement » en vente). La logique commerciale, le bon timing, etc…font que ces offres se transforment souvent en achat-reprise de l’autre coté de l’atlantique.
Gros avantage, le repreneur peut tout de suite se sortir un salaire de la structure existante. Et les banques canadiennes suivent beaucoup plus facilement le financement de structures existantes si le dossier le permet.
Elles demandent beaucoup d’informations. Donc elles font notamment des audits humains pour vérifier que le repreneur a les capacités pour la reprise, le réseau et l’expérience. En France, les dossiers ne sont bien souvent évalués que sur le plan économique.

Les conseils AVALOR

Dans tous les cas, pour monter vos dossiers, utiliser avalor.fr.  Ainsi ce site vous permet de donner une estimation de prix objective et neutre à votre banquier pour le montant de votre plan de financement.

Nouveau projet de loi pour la transmission d’entreprises

pacte dutreil
En marge des nombreux projets de lois en cours, une autre proposition suit son cours au sénat. Deux parlementaires, les sénateurs Claude Nougein et Michel Vaspart ont déposé une proposition de loi visant à supprimer l’information des salariés en cas de cession d’entreprise (information mise en place par la loi Hamon) et une exhonération fiscale à 90% en lien avec le pacte Dutreil.
Ils ont identifié 6 grandes difficultés :
– difficulté à obtenir des statistiques fiables,
– avoir une information insuffisante tant pour les cédants que pour les repreneurs potentiels,
– un manque cruel de préparation dans les processus de transmission d’entreprise,
– des difficultés persistantes de financement,
– un cadre fiscal et économique inadapté et enfin
– une reprise interne par les salariés insuffisamment accompagnée pour être pleinement efficace

La revalorisation du pacte Dutreil pour sauver des milliers d’ETI :

Le 14 mars dernier, les deux sénateurs ont déposé leurs idées en vue de moderniser la transmission d’entreprise en France. Le projet porte sur le fait que la transmission d’entreprise garantit une longévité des entreprises qui est bien loin des chiffres de la création d’entreprises. Alors que les créations sont très favorisées, les sénateurs voudraient mettre l’accent sur la transmission.
« Nous avons souhaité balayer l’ensemble de la problématique de la transmission d’entreprise, les ETI, les PME et les TPE » a ainsi déclaré Michel Vaspart. Et Claude Nougein de souligner par ailleurs : « Nous nous sommes aperçus que les mauvaises transmissions provoquaient des dégâts terribles », la question devenant dès lors une véritable « urgence pour l’emploi. »
Leur proposition de loi comporte au total 27 mesures pour favoriser la transmission avec notamment la volonté de rendre plus avantageux le pacte Dutreil :
Michel Vaspart a déclaré à ce sujet : « Nous avons souhaité modifier le pacte Dutreil car nous nous sommes aperçus lors des auditions que les entreprises et les conseils des entreprises ne l’utilisaient pas beaucoup. (…) Il y a un problème d’information, d’assouplissement du dispositif. Il convient également de le rendre plus attractif dès lors que certains pays prévoient une exonération à 100 %. (…) Nous ne proposons pas un relèvement à 100 % car cela est inconstitutionnel en France. » Et le sénateur Claude Nougein de compléter : « Cette mesure sauverait des milliers d’ETI. »

Un autre axe important de la proposition de loi sur la transmission d’entreprise consiste à supprimer purement et simplement l’obligation d’information préalable des employés en cas de cession.

La suppression de la loi Hamon sur l’information des salariés en cas de cession d’entreprise est envisagée :

Il s’agirait de favoriser les reprises internes, qui constituent un pourcentage non négligeable des transmissions.
« La loi Hamon de 2014, en établissant une obligation rigide d’information des salariés, a fragilisé ce mode de transmission » selon Michel Vaspart. « Le délai imposé [de deux mois avant la vente] est trop court pour permettre aux salariés de s’organiser tout en étant trop long pour ne pas fragiliser l’entreprise. (…) En effet, en révélant par avance qu’elle souhaite changer de propriétaire, l’entreprise devient vulnérable vis-à-vis de ses partenaires commerciaux. Une transmission interne se prépare très en amont et en toute confidentialité. »

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Vous pourrez ainsi transmettre les bilans disponibles, non confidentiels et une évaluation de l’entreprise cible à vos partenaires en toute confidentialité et objectivité.
Article précédent sur le cadre fiscal ideal pour la transmission d’entreprise  pacte dutreil V1.
Pour en savoir plus sur ce sujet, c’est ici

Transmission d’entreprise et transmission de clientèle. Enjeux et perspectives de développement.

transmission de clientèle

 

Tout cédant veut que son entreprise perdure et la transmission de clientèle fait partie des enjeux.

Stratégie de transmission de clientèle ?

Anticiper c’est augmenter ses chances de transmettre sa clientèle dans de bonnes conditions. Pendant la phase d’accompagnement, aider le repreneur en allant voir les clients s’avère très utile. Les clients apprécient d’être visiter. C’est le reconnaître. Leur annoncer par courrier, email ? Très mauvaise idée. Il faut les respecter et les associer. Ce sont les clients qui paient la transmission d’entreprise !

Pourquoi ne pas annoncer à ses clients que l’on recherche un repreneur ?

Ne gardez pas votre projet de cession pour vous ! Parlez-en à vos clients en leur faisant part de votre préoccupation de préserver l’emploi et le devenir de l’entreprise. Leur en parler c’est les associer. Expliquer votre projet et le profil du repreneur que vous recherchez. En les mettant dans la confidence, vous impliquez vos clients à votre projet. Vous les fidélisez et les sécurisez car vous anticipez et les associez!

Le repreneur est -il dans votre réseau? :

On achète ce que l’on connait ! Si vous n’en parlez pas…

Le réseau est la clef dans la reprise.  Gardez son projet de reprise confidentiel est dommage et préjudiciable. Un client peut vous reprendre, un client d’un client. … C’est comme lorsque l’on veut vendre sa maison, on en parle autour de soi !

 

Le constat AVALOR : Ce sont vos clients qui vont payer la dette senior de votre repreneur. Les associer à votre reprise présente 4 avantages

-pérennisation du chiffre d’affaires par la confiance

-recherche d’un repreneur qui peut se trouver parmi vos clients !

-les chances de réussites augmentent quand c’est quelqun du secteur

-les clients vous connaissent et vous apprécient. Ils vont vous surestimer en cas de cession !

 

Reportez vous aux conditions de cession des fonds de commerce et de clientèles qui sont indissociables.