Méthodes-d’évaluation d entreprises ( partie 2) E.B.E

méthodeévaluation
méthode de valorisation

L’évaluation d entreprises

(partie 2 )

 

 

Le détail des méthodes d’évaluation ou comment calculer la VALEUR VENALE DE l’ENTREPRISE (ou valeur moyenne de l’entreprise) :

Il s’agit de la valeur à laquelle se vendrait l’entreprise sur le marché. C’est le prix de l’offre et de la demande dans un marché réel.
Il est parfois difficile pour une entreprise de pouvoir obtenir le prix de vente de ses concurrents et d’évaluer ainsi son prix de marché. Une approche en mélangeant plusieurs méthodes permet d’être au plus près de la réalité.

1ere METHODE : méthode des multiples de l’E.B.E ou du R.E :

L’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) représente le flux de trésorerie généré par l’activité principale d’une entreprise.
Il mesure la performance économique de l’entreprise.

Quand l’EBE est positif, cela signifie que l’entreprise vend plus cher que son coût de production. A l’inverse, quand l’EBE est négatif, cela signifie que l’entreprise vend moins cher que son coût de production.

Ainsi, l’EBE présente le principal avantage de donner une mesure simple de la rentabilité d’un investissement. En effet, lorsqu’on le compare avec les capitaux investis, on peut faire un diagnostic financier rapide de l’entreprise. L’EBE ne tient pas compte des éléments financiers et exceptionnels de la société ainsi que de la politique de financement et d’investissement.

L’équivalent en comptabilité générale anglo-saxonne est l’EBITDA (Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation, and Amortization).
Il existe 3 types d’EBE pour une entreprise :

EBE moyen :
Il correspond à la moyenne de la somme des 3 EBE sur les 3 derniers exercices

EBE retraité :
Il s’agit de l’EBE moyen impacté par l’endettement trésorerie nettes des créances ou dettes détenues par les associés.

EBE pondéré :
Intégration du coefficient sectoriel sur les multiples propres à l’EBE
Dans quelles situations utiliser la méthode de valorisation par l’EBE?
Dans quelles situations utiliser l’EBE?

– Lors d’une création d’entreprise, l’EBE est une donnée étudiée par le banquier lors d’une demande de financement.

– Lors d’une reprise d’entreprise, l’EBE est un indicateur ayant un impact sur la valorisation de l’entreprise cible. C’est un élément devant être étudié avec précision.

– Lors du bilan annuel d’une entreprise, le calcul de l’EBE permet de savoir vers où se dirige l’entreprise. En comparant sur plusieurs années, on arrive à déterminer son évolution globale. L’EBE peut mettre en évidence certaines déviances (par exemple, des commerciaux qui accordent aux clients des remises trop importantes).

Les autres méthodes (à suivre)….

L’équipe Avalor à votre service.

Méthodes-d’évaluation d entreprises ( partie 1)

méthode valorisation

L’évaluation d’entreprise repose sur plusieurs méthodes d’analyses délivrant des indicateurs. C’est la conjonction de l’ensemble de ces indicateurs qui permet une évaluation fiable, objective et neutre.

L’évaluation d’entreprise : méthodes officielles ?

En 2006, la direction générale des finances publiques a émis un rapport sur sa méthodologie. Elle est régulièrement actualisée et correspond aux méthodes utilisées par les inspecteurs des impôts pour évaluer votre patrimoine sous l’égide d’un juge. Ces évaluations portent sur les entreprises et les titres de bourse.

L’environnement interne et externe à l’entreprise :

Tout d’abord, l’environnement de l’entreprise est pris en compte :
– la valeur vénale des éléments de l’actif immobilisé ;
– la capacité à produire des bénéfices;
– le personnel (le nombre de salariés, éventuellement, l’adéquation des effectifs ou la pyramide des âges par exemple);
– les risques éventuels liés à une forte dépendance de l’entreprise à la personne de son dirigeant ou à un membre de l’équipe dont le talent ou le savoir-faire participe à la renommée de l’entreprise
– la situation financière de l’entreprise (structure , endettement, engagements hors bilan);
– l’activité (créneau porteur ou non); et de façon plus globale, la conjoncture économique générale ;
– la concurrence dans le secteur;
– les réglementations propres au secteur d’activité, par exemple, la législation sur l’environnement et la pollution.
Cette liste d’éléments internes et externes à l’entreprise n’est pas limitative. Il s’agit de déterminer tout ce qui peut avoir un impact sur l’avenir de la structure et peut hypothéquer ses chances de se développer.
Le conseil AVALOR : Gagnez du temps retrouvez le détail des méthodes d’évaluation d’entreprise. Ne perdez pas de temps sur la méthode allez directement au résultat. Pensez à évaluer les concurrents. Le benchmark étant une des méthodes comparative les plus judicieuse. Une valorisation d’entreprise est mise en perspective en évaluant les concurrents.
Est ce qu’il y a une seule méthode d’évaluation de votre entreprise?

IFI Impôt sur la fortune impacte sur la transmission d’entreprises

IFI transmission entreprise
Quelques changements avec l’IFI : les impacts sur la transmission d’entreprises

IFI et une cession d’entreprise exonérée?

Si l’impot sur la fortune (ISF) a changé de nom pour devenir l’impot sur la fortune immobilière (IFI), c’est non seulement pour montrer une nouvelle voie dans ce domaine mais aussi pour inciter les français à investir dans les entreprises.
Apparemment, l’ISF constituait un rempart à la cession d’entreprise qui rendait vieillot notre marché de la transmission.

IFI et transmission modernisées fluidifiées?

Grâce aux nouvelles clauses de l’IFI, les successions seront plus fluides et plus modernes.
Retour en détail sur quelques changements :
Suite au rapport de 2 sénateurs en février 2017, il apparait que la technique de la donation avant cession pour diminuer  les plus-values imposables reste viable pour éviter une double taxation. Celle de l’apport cession pour profiter d’un report d’imposition conserve également tout son intérêt.
Depuis janvier 2018,  la plus-value réalisée à l’occasion de la cession de ses titres par un chef d’entreprise est soumise à un prélèvement forfaitaire unique de 12,8 % +17,2 % de prélèvements sociaux. Ce qui ramène le taux d’imposition global à 30 %.
Toutefois, Il est possible de choisir une imposition au  barème progressif de l’impôt sur le revenu. Lorsque la vente porte sur des titres acquis avant le 1er janvier 2018, le chef d’entreprise peut bénéficier  d’un abattement sur la plus value selon sa durée de détention.

IFI et abattement sur les titres cédés

L’abattement est de :
–  50 % lorsque les titres cédés sont détenus depuis au moins 2 ans et moins de 8 ans et
 – 65 % lorsqu’ils sont détenus depuis plus de 8 ans.
Si la cession porte sur une PME de moins de 10 ans, l’abattement peut être renforcé jusqu’à 85 %.
Autre inconvénient de l’imposition progressive : l’option concerne la globalité du patrimoine de contribuable. Autrement dit,  elle s’impute sur l’ensemble des revenus du capital perçus au cours de l’année de la cession :  dividendes , intérêts, plus-values d’un portefeuille boursier…
« S’il souhaite profiter de l’abattement renforcé, le chef d’entreprise devra donc éviter, l’année de la cession, de se distribuer des dividendes, d’effectuer des arbitrages sur son portefeuille ou de faire un rachat sur son contrat d’assurance-vie ». Conseil de Sandrine Quilici, directrice de l’ingénierie patrimoniale chez Pictet Wealth Management.