Transmission d’une PM/TPE : les conditions pour la réussir

Quelles sont les conditions d’une transmission d’entreprise réussie?

La transmission d’une entreprise marque un évènement important dans la vie d’une structure, qu’il faut préparer et suivre scrupuleusement. Voici les 5 conditions pour réussir la transmission de votre PME ou TPE, afin de tourner cette page sereinement.

Préparez votre transmission plusieurs années à l’avance dans quelles conditions?

Une transmission est une étape cruciale dans la vie d’une entreprise, aussi importante à orchestrer pour vous que pour votre successeur. De ce fait, nous vous conseillons de non seulement la préparer en amont, mais aussi de vous le faire plusieurs années à l’avance. Entre trois et cinq ans avant sera une bonne moyenne, afin d’avoir le temps de pouvoir faire les démarches de transmission ou de revente sereinement, tout en continuant votre activité comme d’habitude et assurer la pérennité de votre entreprise.

Avant même de trouver un repreneur, il vous faudra faire des démarches telles que l’évaluation de votre entreprise ou de son fonds de commerce (pensez à utiliser nos calculateur !), mais également de contacter la CCI ou CMA dont vous dépendez afin de vous renseigner sur toutes les démarches à faire. Également, réfléchissez à votre repreneur : souhaitez-vous transmettre votre entreprise à un membre de votre famille ? A l’un de vos salariés ? Souhaitez-vous la vendre au plus offrant ?

Si vous prenez la décision de la transmettre à un membre de votre famille, préparez en amont un plan de succession.

Si vous préférez la céder à un tiers (employé ou non), dans ce cas, vous pouvez ensuite réfléchir sur votre cession : transmettrez-vous toute l’entreprise ? Ou bien seulement les parts sociales ou le fonds de commerce ?

Enfin, préparez également vos employés à ce changement : prévenez-les en amont (1 ou 2 ans à l’avance) que vous transmettez votre entreprise dans un avenir proche.

Choisissez attentivement votre repreneur

Une fois que vous avez commencé à préparer votre transmission, c’est le moment de l’étape cruciale du choix de votre successeur.

Pour cela, nous n’avons pas de solution miracle à vous proposer : à vous de voir, en fonction de votre situation et de votre ressenti, quelle est la meilleure personne pour reprendre votre PME/TPE.

Si vous souhaitez faire de votre société un héritage, alors il est tout à fait normal de vouloir la transmettre à l’un de vos enfants. Seulement, faites attention à ce que l’heureux élu soit formé afin que votre « après » se passe au mieux pour votre société.

Pour asseoir la pérennité de votre entreprise tout en vous assurant qu’elle est entre les mains de quelqu’un qui connaît le marché, vos clients, et votre identité de marque, alors choisissez plutôt de la transmettre à l’un de vos employés.

Enfin, si vous souhaitez prendre votre retraite, ou démarrer un nouveau chapitre de votre vie professionnelle en toute sécurité financière, vous pouvez choisir de la revendre au plus offrant.

Faites-vous accompagner par un ou plusieurs professionnels dans quelles conditions?

Une fois que votre successeur est choisi, vous allez pouvoir entamer les démarches concrètes pour transmettre votre société conditions de passage obligé.

C’est une étape aussi compliquée qu’importante, notamment en termes de fiscalité et de droit. De ce fait, nous vous conseillons de vous faire accompagner par un ou plusieurs professionnels pour tout d’abord l’estimer, et monter un dossier aussi complet que neutre qui servira de base à vos discussions — pour cela, nous pouvons vous aider !

Ensuite, n’hésitez pas à vous entourer d’un avocat spécialisé ou d’un expert-comptable, voire les deux, qui vous épauleront dans toutes les étapes, jusqu’à la fin de la transmission.

A la crise sanitaire on a vu émerger des cabinet de trasmission digital.

Retrouvez plus d’information sur https://www.reprisetransmission.fr/

Holding, Scop, location-gérance… Étudiez toutes les solutions de transmission en amont

En fonction de votre projet de transmission (à un membre de votre famille, à un employé, à un tiers…), différentes options s’offrent à vous :

  • Le pacte Dutreil, si vous cédez votre société à l’un ou plusieurs de vos enfants. Cela vous permet d’assurer la pérennité de votre entreprise (vos enfants auront des obligations d’engagement) et de bénéficier d’une exonération partielle des droits de donation.
  • La donation graduelle, pour transmettre votre TPE/PME à l’un ou plusieurs de vos enfants en deux temps, et vous assurer que votre entreprise reste bien dans la famille.
  • La donation totale, qui vous permet de céder votre entreprise en faisant bénéficier à vos enfants d’un abattement fiscal.
  • La création d’une société de holding, si vous souhaitez garder un pouvoir décisionnaire sur votre entreprise, mais également de limiter l’apport de votre repreneur. Celui-ci peut être l’un de vos enfants ou un de vos employés.
  • La création d’une Scop, qui vous permet de transmettre à l’un de vos employés et de maintenir les emplois au sein de votre structure, même après votre départ.
  • La location-gérance avec promesse de vente, si vous être propriétaire et créateur d’un commerce, et que vous souhaitez garder pendant un temps un regard sur votre société après l’avoir vendue à un tiers. Cette solution est aussi pratique pour rassurer la banque de votre repreneur : il pourra ainsi démontrer qu’il est apte à gérer cette société avant de la reprendre, tout en s’assurant une sécurité financière avant la revente totale.

Réussissez à vous détacher une fois la transmission effectuée

Une fois que vous avez passé le flambeau, notez que pour bien réussir la transmission de votre entreprise, il ne faudra pas oublier de vous en détacher ! En effet, même si celle-ci reste dans la famille, ou que vous gardez un droit de regard sur les décisions prises par votre repreneur, réussir une transmission c’est aussi savoir lâcher du lest, afin de laisser votre successeur faire les choix qui lui semble judicieux pour l’entreprise qui est aujourd’hui la sienne.

Les comptes courants d’associés

Comptes courant d’associés

En ce qui concerne le financement d’entreprises, il existe principalement deux catégories : le recours aux banques ou alors le recours à ses associés. Dans la deuxième catégorie est encore divisée en deux sous-parties :d’un côté, les augmentations du capital social ,et de l’autre, les
comptes courants d’A.

1. Financement et compte courant d’associés

Dans cet article, nous nous intéresserons à ce dernier type de
financement.
Les comptes courants d’associés ont la cote. Ils sont souvent préférés aux augmentations de capitaux. Il profère plusieurs avantages :

peu de coût
non-dilution du capital
rapidité et souplesse

Ils permettent aussi aux associés de contracter des emprunts à titre personnel puis à les avancer à l’entreprise.

2. Compte Courant d’associés et valorisation

Mais alors quid de l’impact du compte courant d’associés sur la valorisation?
Pour découvrir les méthodes de valorisation préconisées par Bercy, je vous invite à découvrir :

Le site pour valoriser votre entreprise

Le site pour valoriser votre fonds de commerce

La méthode de valorisation la plus regardée par les repreneurs est celle par l’EBE.
La principe est simple, on multiple l’Excédent Brut d’Exploitation avec un multiple défini en fonction de l’activité de l’entreprise. On y ajoute la trésorerie et on retranche les dettes financières.
En comptabilité, les comptes courants d’associés figurent au passif du bilan de l’entreprise.
Qui plus est, ils apparaissent en tant que dettes financières. Vous l’aurez compris, ils viennent donc diminuer la valeur de l’entreprise, puisque cette dernière a une dette envers ses associés.

3.Retraiter le compte courant d’A.

On peut alors effectuer un retraitement intéressant permettant une création de valeur si il est réellement mis en place par la suite. On va reclasser les comptes courants d’associés en capital social. Enfin, on parle d’augmentation de capital par incorporation des comptes courants d’A. La procédure suit les règles d’augmentation de capital classique.
Du côté de l’associé, cela lui permettra d’obtenir parts sociales ou actions. Il pourra bénéficier d’une réduction d’IR grâce à cette souscription au capital. Il pourra alors désormais récupérer sa somme lors d’une réduction de capital ou alors à la dissolution de la société. Du côté de l’entreprise, cela permettra d’avoir un capital social plus important,

Découvrez en vidéo les possibilités de retraitement digital

Le guide des retraitements

Afin de vous aider à affiner vos valorisations, nous vous proposons de vous guider dans les retraitements. Retraitez c’est optimiser la valorisation à la hausse ou à la baisse.

Retraitements comptables

Cependant, le principal problème lors d’une valorisation est le caractère normatif. En effet, toutes les entreprises n’optent pas pour les mêmes choix stratégiques. Certaines entreprises vont décider d’acheter leur actif alors que d’autres vont choisir le crédit-bail. Certains dirigeants vont préférer ne pas se sortir de salaires et encaisser des dividendes en fin d’année. A l’inverse, certains vont choisir de se verser régulièrement des primes dans le but de réduire leur résultat imposable.

Pourquoi incorporer des retraitements dans une valorisation?

Pour comparer les entreprises entre elles, il convient donc de leur donner les mêmes bases. C’est pourquoi la notion de retraitement va alors avoir du sens. Pour amoindrir les effets du pilotage stratégique, on va ajouter/enlever/reclasser certains postes comptables. Les crédits-bails vont être reclassés, les salaires des dirigeants réajustés à la norme.

Le conseil AVALOR

Vous pouvez trouver les retraitements les plus courants sur le site : cliquez ici

Après avoir effectuer tous les retraitements nécessaires, la valorisation s’approchera le maximum du caractère normal. Toutefois, il ne faut pas oublier qu’elle ne sert que de bases de négociation. Le prix de transmission résultera de discussions entre la partie cédante et la partie repreneuse. De plus, l’état de stock et la trésorerie varie sans cesse et ne seront réajustés qu’au dernier moment. Une transmission réussite est avant tout le reflet de la satisfaction des deux parties et de la confiance qu’elles témoignent entre elles.

Je vous propose pour finir, quelques exemples des retraitements les plus courants, c’est-à-dire :

  • Le salaire du dirigeant
  • Les stocks
  • Les créances clients
  • Les loyers immobiliers

Suite et détail des retraitements cliquez ici

Focus fonds de commerces compléments ici

guide des retraitements