AVALOR VS CHAT-GPT

⚠️ Pourquoi ne doit-on jamais valoriser une entreprise avec l’IA ?

L’intelligence artificielle est devenue un outil puissant d’aide à la réflexion financière. En saisissant un SIREN dans GPT, vous pouvez rapidement obtenir une analyse financière approximative, une estimation fondée sur des multiples génériques ou encore un raisonnement économique global.

Cette apparente simplicité crée toutefois une illusion d’analyse professionnelle. En réalité, utiliser GPT pour valoriser une entreprise dans un contexte de reprise ou de cession présente des limites majeures, tant sur le plan financier que juridique.

1- Aucune donnée confidentielle intégrée dans la valorisation

GPT n’a accès qu’à des informations publiques, souvent partielles ou obsolètes. Il ne peut en aucun cas exploiter les données réellement nécessaires à une valorisation sérieuse, telles que les liasses fiscales confidentielles déposées sur Infogreffe, les fichiers FEC, les annexes comptables, la structure exacte de l’endettement bancaire, les charges retraitables, les flux de trésorerie opérationnels détaillés, la rémunération réelle du dirigeant, les provisions, le BFR réel ou encore la structure financière complète.

En pratique, l’IA raisonne donc sur une base d’information incomplète, ce qui conduit mécaniquement à une valorisation erronée, parfois très éloignée de la réalité économique de l’entreprise.

2- Aucun accès aux multiples transactionnels sectoriels

Contrairement à un logiciel professionnel de valorisation ou à un cabinet M&A, GPT ne dispose d’aucune base de données transactionnelles. Il n’a pas accès aux multiples observés par code APE, aux statistiques M&A par tranche de chiffre d’affaires, aux multiples ajustés selon la marge, le risque sectoriel ou la taille des entreprises, ni aux bases de transactions réelles.

Les estimations proposées reposent donc sur des multiples génériques, non contextualisés. Dans les faits, cela peut générer des écarts de valorisation très significatifs, parfois compris entre –40 % et +70 % par rapport aux prix réellement observés sur le marché.

3- Un risque réel de rupture de confidentialité et de responsabilité juridique

Toute information saisie dans GPT transite par des infrastructures tierces, majoritairement situées hors de l’Union européenne, et notamment aux États-Unis. Ces données sont soumises au CLOUD Act et ne bénéficient ni du secret professionnel, ni d’une protection contractuelle de type NDA.

Déposer des informations sensibles dans GPT revient donc à les faire sortir de votre périmètre juridique de contrôle. Or, le secret des affaires est strictement protégé par le Code de commerce (articles L151-1 à L154-1). Sa violation peut engager la responsabilité civile, contractuelle, et dans certains cas, la responsabilité pénale.

Dans un contexte de M&A, les juridictions sont particulièrement strictes sur la protection des informations confidentielles.

4- Perte de maîtrise des documents sensibles

Contrairement à une idée reçue, une information n’a pas besoin d’être rendue publique pour que la confidentialité soit rompue. Le simple fait de déposer une liasse fiscale ou un document sensible sur une infrastructure tierce non sécurisée juridiquement suffit à caractériser une violation du secret professionnel, une rupture de NDA ou une compromission du secret des affaires.

La loi considère que la perte de maîtrise du document constitue, en elle-même, une rupture de confidentialité, indépendamment de toute diffusion volontaire.

5- Sécurité et hébergement des données AVALOR

AVALOR est un logiciel de valorisation d’entreprise conçu pour le traitement de données financières sensibles. À ce titre, la sécurité et la confidentialité des informations constituent un pilier central de la solution.

L’ensemble des données est hébergé chez OVHcloud, acteur français majeur de l’hébergement et du cloud. Les serveurs sont localisés en France, sous juridiction française et européenne. Ce choix garantit que les données ne sont pas soumises à des législations extraterritoriales, notamment le CLOUD Act américain.

Les informations traitées dans AVALOR restent strictement confidentielles. Les données fournies par nos clients sont utilisées uniquement dans le cadre de leur propre dossier de valorisation, ne sont jamais exploitées à d’autres fins, et ne sont en aucun cas rendues accessibles ou mutualisées avec d’autres utilisateurs de la plateforme.

Aucune donnée client n’est utilisée pour entraîner des modèles, alimenter des bases partagées ou produire des analyses croisées. Chaque dossier est isolé dans un environnement sécurisé et maîtrisé.

Cette architecture permet de respecter pleinement les exigences liées au secret des affaires et aux obligations professionnelles des experts-comptables, conseils en transmission et acteurs du M&A, en offrant un cadre de travail conforme, sécurisé et juridiquement robuste.

Conclusion : le bon usage de Chat-GPT en évaluation d’entreprise

GPT peut être un excellent outil dans un cadre professionnel, à condition de l’utiliser à bon escient. Il est pertinent pour comprendre une logique financière, structurer un raisonnement économique, préparer un argumentaire, simuler des scénarios théoriques, interpréter des indicateurs comme l’EBE ou encore préparer une négociation.

En revanche, il ne doit jamais être utilisé pour héberger des données confidentielles, analyser une liasse fiscale réelle, valoriser une entreprise sur la base d’informations sensibles ou travailler sur un dossier M&A confidentiel.

Pour une valorisation sérieuse et juridiquement sécurisée, il est indispensable de passer par un tiers de confiance : un expert-comptable, un cabinet M&A, un outil professionnel de valorisation comme AVALOR, une data-room sécurisée ou une infrastructure cloud européenne certifiée ISO 27001.

En matière de transmission d’entreprise, la rigueur financière et la maîtrise juridique ne sont pas optionnelles. Elles conditionnent la crédibilité de la valorisation… et la sécurité de l’opération.

Franck ALLARD LATOUR

Publié le 16/12/2025

Création ou reprise d’entreprise, quelle option choisir ?

Comment reprendre une entreprise? Quelles sont les choses à savoir sur la reprise d'entreprise? AVALOR vous donne cinq conseils
Création ou reprise d’entreprise

Se lancer dans un business nécessite de se poser plusieurs questions. Qu’il s’agisse de reprise ou de création, il faut avoir les idées claires et précises avant de commencer l’aventure. Un autre aspect important, il faut être « PRÊT ». Une fois le moteur allumé, il sera difficile de faire machine arrière sans pour autant perdre du temps et de l’argent.

Création d’entreprise

La création d’entreprise consiste à mettre en place et démarrer son propre business. La première question qui vient à l’esprit lorsqu’on souhaite créer son propre business est : Qu’est-ce que je veux créer ? Ensuite viennent d’autres questions qui permettront d’éclaircir davantage votre projet et l’orientation que vous voulez lui donner :

  • La pertinence du domaine dans lequel vous souhaitez vous lancer (votre idée a-t-elle du sens, répond-t-elle à une demande du marché et enfin est-t-elle est réalisable ?) ;
  • Ai-je les compétences et les ressources pour créer ce business?
  • Le budget nécessaire qu’il faut pour lancer le projet ;
  • Le lieu d’implantation de la société (siège social) ;
  • Le nom de la société, sa/ses marque(s), son logo etc. ;
  • La nécessité d’un business plan clair, précis et robuste ;
  • Quels sont mes besoins de financement (amorçage notamment), les modalités d’emprunts et votre capacité de remboursement ;
  • Quelles sont les aides disponibles pour la création d’entreprise en complément des financements bancaires classiques ?
  • Le choix du régime fiscal sur lequel il est important de trancher dès le départ.

C’est après avoir répondu clairement à toutes ces questions que vous saurez si la création d’entreprise est l’option qui vous convient.

Sachez en outre que la création d’entreprise prend du temps. Il faut donc être disponible pour toutes les formalités nécessaires, par exemple, l’immatriculation de votre société au RCS (Registre de commerce et des Sociétés), faire l’annonce au journal officiel le BODACC etc.

Au dernier trimestre de 2021, la nombre de créations d’entreprises en France s’est élevé à 996.000 (source Insee), soit plus de 17% de plus par rapport à 2020. Cette hausse spectaculaire s’explique par le fait que de plus en plus de personnes se lancent dans l’entrepreneuriat pour travailler à leur compte plutôt que d’être salarié . Sans oublier aussi que la crise de la Covid-19 a eu son mot à dire sur cette croissance.

Reprise d’entreprise

La reprise d’entreprise consiste à reprendre une entreprise déjà créée. Cette formule semble être plus facile que la première dans le sens où, l’entreprise est déjà constituée et qu’il s’agit de continuer à en assurer la gestion tout en assurant son développement à partir de l’existant.

Dans cette option, il faut avoir des réponses aux questions suivantes :

  • Le choix de l’affaire à reprendre (cibler les entreprises qui vous intéressent) ;
  • Quel niveau de connaissance et de compétences est requis pour que cette reprise soit un succès ?
  • Dans lesquelles serai-je légitime, à l’intérieur comme à l’extérieur ?
  • Connaitre le potentiel de l’entreprise que vous souhaitez acquérir en faisant son évaluation et en vous faisant accompagner par des professionnels de la transmission;
  • Déterminer le montant que vous voulez/pouvez allouer à l’acquisition de l’entreprise (apport personnel notamment).
  • De même que pour la création, identifier des aides spécifiques pour la reprise d’entreprise.

ou

Création vs. Reprise : Avantages et Inconvénients

  • Créer une entreprise prend en général plus de temps que d’en reprendre une.
  • Sur le plan financier, reprendre demande plus de fonds que de créer.
  • En ce qui concerne l’obtention de financement auprès des banques, la démarche et les difficultés restent souvent les mêmes. C’est la robustesse du business plan et les capacités de remboursement associées qui font la différence.
  • Créer une entreprise signifie aussi constituer une équipe contrairement à ce qui se passe si vous en rachetez une où les ressources existent déjà.
  • Lancer une nouvelle entreprise signifie aussi écrire sa propre histoire tandis que reprendre consiste à partir d’une histoire existante sur laquelle on souhaite apporter un plus en imprimant sa marque.
  • Être repreneur, c’est aussi arriver avec de nouvelles idées et de nouveaux objectifs. Plus encore que lors d’une création d’entreprise, il faudra tenir compte de l’existant et faire preuve de doigté en les appliquant pour en faire des succès.

Enfin, à l’occasion du PLF 2022, le gouvernement a mis en place des mesures importantes pour faciliter la transmission d’entreprise et accompagner les chefs d’entreprise. N’hésitez pas à les consulter pour poursuivre votre réflexion.

Plus d’articles sur notre blog.

Liens utiles :

Registre du Commerce et des Sociétés

BODACC

Financements reprise d’entreprise

Aides spécifiques création ou reprise d’entreprise

Salamata DIALLO

Les sources de financement, reprise d’entreprise

Reprise d’entreprise

La reprise d’entreprise permet à une ou plusieurs personnes d’être propriétaire et dirigeant d’entreprise. Si pour les uns reprendre une entreprise est facile, d’autres pensent plutôt le contraire à cause de la disponibilité des moyens de financement.

Pour faire reprendre une entreprise, il faut avoir des moyens financiers. Qu’ils soient personnels ou provenant d’apports extérieurs, ces moyens constituent la clé de la reprise. Pas de moyens financiers, pas de rachat d’entreprise.

D’où l’importance de bien évaluer votre cible pour vous permettre d’avoir une idée du prix de rachat de l’entreprise et pouvoir constituer la somme nécessaire pour la reprise. Il est également recommandé de bien connaitre les différentes étapes de la transmission entreprise pour que les moyens de financement soient disponibles en temps et en heure.

Les sources de financement pour vous aider dans votre reprise sont diverses :

1. Apport personnel

Pour racheter une entreprise, il faut un apport de 20 à 35% du prix de vente de l’entreprise parfois plus, tout dépend de la taille de votre cible et de la situation économique.

L’apport personnel est très apprécié par le cédant pour sa simplicité. Néanmoins, il est fortement conseillé de ne pas faire un apport à 100% dans un processus de rachat d’entreprise au risque de se priver d’autres sources disponibles et aujourd’hui peu onéreuses.

L’autofinancement peut provenir de différents canaux :

  • L’épargne personnelle, qui constitue l’argent que vous avez mis de côté dans le but de réaliser cette reprise.
  • L’aide de vos amis et proches peut aussi être un atout indispensable en vous faisant des donations ou des prêts.
  • Ouvrir le capital à d’autres personnes, c’est-à-dire permettre à des tiers d’investir au sein de l’entreprise que vous souhaitez reprendre. En retour, ils seront détenteurs d’actions ou de parts dans la société (associés ou actionnaires en fonction de la nature de la société). Leur entrée ou non est directement lié au niveau d’indépendance que vous souhaitez avoir dans la gestion de l’entreprise que vous rachetez.

2. Aides disponibles

Concernant les aides à la reprise d’entreprise, il en existe plusieurs. Vous pouvez en faire la demande auprès de votre région ou de votre commune.

Ces aides peuvent être les suivantes :

  • Prêts d’honneur : prêts à zéro taux octroyés aux repreneurs à titre personnel. Dans ces conditions, ils sont considérés par les autres financeurs comme faisant partie de l’apport personnel. Cette initiative a été mise en place par BpiFrance pour venir en aide aux personnes qui souhaitent reprendre ou créer une entreprise. Il s’adresse uniquement aux personnes physiques qui ont leur foyer fiscal en France. Les réseaux d’accompagnement de ces prêts sont Initiative France et Réseau Entreprendre.
  • Aides publiques : elles émanent des Autorités administratives. Vous pouvez bénéficier de l’aide de l’État ou de votre région. Renseignez-vous pour savoir à quelles aides vous avez droit.

Cependant, il existe d’autres aides accordées sous certaines conditions:

3. Financement par endettement

Comme dans la majorité des cas, l’apport personnel, les aides et subventions ne sont pas suffisantes pour financer la totalité de la reprise. Il convient de recourir à un ou plusieurs prêts auprès des établissements de crédit.

La BpiFrance : la Banque Publique d’Investissement France peut vous accorder un prêt allant de 40.000 à 650.000 € pour la reprise d’une PME (Petite et Moyenne Entreprise). Ce prêt a une durée de 7 ans maximum avec un allègement du remboursement les deux premières années. Mais, il s’accompagne obligatoirement d’un prêt bancaire de 5 ans maximum. Ce prêt ne peut excéder 40% du montant total des financements mis en place.

Les banques : elles sont là pour prêter main forte aux personnes qui sont à la recherche de financements complémentaires pour finaliser leur reprise. Ces prêts moyennant des frais permettent de réaliser des projets. L’endettement permet donc de compléter le montant d’achat de votre cible. Renseignez-vous auprès de votre banque sur les taux d’intérêt, les durée et les frais de dossiers et d’assurance avant tout engagement.

Vous souhaitez vous lancer dans un projet de reprise d’entreprise ? Ces entreprises n’attendent que Vous !

Salamata DIALLO