La crise sanitaire va-t-elle ralentir les LBO? (Partie 2)

COVID19 Ralentisseur de LBO

1)     Les LBO, des montages complexes avantageux

Le principal avantage d’un LBO est sans doute d’acquérir une cible avec moins d’apport qu’exigé en temps normal. De plus, le recours au système d’holding permet de détenir et contrôler des sociétés via des participations. Il permet d’utiliser trois leviers importants de ce système :

  • Financier : endettement massif, rentabilité des capitaux propres. Le financement est supporté par la société cible. Comme dit dans le 1), les remontées de cash de la cible permettent de rembourser la dette contractée pour effectuer l’opération.
  • Juridique : constitution de la holding et souscription d’une partie de son capital par des investisseurs professionnels privés. Cette présence permet aux repreneurs d’accroître leur capacité de contrôle en limitant leur mise de fonds initiale.
  • Fiscal : régimes fiscaux des sociétés mères-filles, ou intégration totale. Le premier à l’avantage d’exonérer d’imposition les dividendes versés de la fille (sauf quote-part de frais et charges). Le second a lui comme avantage l’imposition d’un résultat d’ensemble formé par le groupe fiscal et la répartition libre de la charge de l’impôts.

Pour plus de détails, je vous invite à aller faire un tour sur cet article

On peut souligner aussi que le taux de faillite dans ces opérations est plus faible qu’en moyenne dans l’économie. On peut expliquer cela notamment par la flexibilité des banques mais aussi le fait que ces opérations mettent en relation des structures matures où les personnes sont souvent très expérimentées dans leur milieu.

Ces opérations sont aussi apporteuses de croissance dans la logique pour la société ciblée. Elles peuvent donc être porteuse de création d’emploi. On peut aussi retrouver les LBO dans les successions familiales (où l’on rachète avec peu de moyens) mais aussi sur des sorties de sociétés mal évaluées en Bourse.

2)     Des règles essentielles pour une réussite assurée

De nombreux points sont cruciaux pour mener les LBO vers la réussite.

Structure Juridique de la Holding

Tout d’abord, le choix de la structure juridique de la holding est important. On retrouve le plus fréquemment les Sociétés Anonymes (faciliter de concentration et de cession des actions), ou encore les Sociétés en Commandite par Actions (différencie le capital et les pouvoirs). De plus, cela implique une relation de confiance entre les partenaires mis en relation. Ils doivent donc être transparent entre eux, avoir un rôle précis qu’ils doivent respecter. L’équipe managériale doit être de bonne qualité pour répondre à ces besoins. L’élaboration d’un Business Plan est primordiale puisqu’il va proposer un plan chiffré sur 5 ans (+/- selon la durée de dettes), donner une orientation à venir et enfin le positionnement de l’entreprise.

La fille de la Holding

En ce qui concerne l’entreprise ciblée maintenant. Celle-ci doit avoir une rentabilité significative et récurrente avec un potentiel de croissance, puisque c’est elle qui va supporte en quelque sorte le remboursement de la dette. Il faut donc identifier les risques, avoir une bonne évaluation des Free Cash-flows futurs et donc estimer correctement les dividendes remontant vers la holding. Prendre en compte de la qualité des outils de production, d’un potentiel savoir-faire transmissible et avoir des atouts et des avantages concurrentiels dans son secteur.

Il convient donc de déterminer une valeur juste de la valorisation de l’entreprise. Une surévaluation de l’entreprise impliquerait un risque de défaillance. Il existe deux grandes approches en matière de valorisation :

  • L’approche patrimoniale
  • L’approche fondée sur la rentabilité

Financement par le LBO

Lors d’une opération financée par LBO, l’approche fondée sur la rentabilité comme l’EBE ou le REX est indispensable Voir Méthode. Elle va notamment tenir compte de la capacité de l’entreprise à générer des flux, et donc rendre l’opération viable. L’approche patrimoniale est intéressante dans le sens où elle va juger la marge de développement des actifs de l’entreprise (le fonds de commerce voir méthode de valorisation).

Dans le cadre négociations, l’investisseur doit d’abord tenir compte du plan de financement de la société cible pour conditionner celui de la holding et non pas l’inverse. C’est ce qui, en plus de la capacité de la cible à générer du rendement et développer son actif, fera le succès de l’opération de LBO.

Pour voir différentes méthodes de valorisation, je vous conseille cette page :https://www.evaluation-entreprise.com/methode-evaluation.aspx,

Pour clôturer cette première partie, en cas de LBO réussite, la holding devient propriétaire de la cible. Elle opte soit par une introduction en bourse ou alors se fait racheter la cible par un LBO de LBO dans la majorité des cas. Mais en cas d’échec, comment cela se passe-t-il quand la holding ne peut plus rembourser sa dette. Ce cas a été souvent retrouver dans les contextes de crises sanitaires ou financières. Cela constituera notre deuxième partie.

II)    Le lien étroit entre crises sanitaires et financières, et les LBO

1)     La situation actuelle comparable à celle de 2008

A partir des années 2000, les taux d’intérêts deviennent plus bas. Cela profite aux rachats d’entreprises car leur financement devient moins coûteux et donc au développement des LBO. Mais en 2008, survient la crise financière. Les marchés financiers s’écroulent comme ce qui se passe actuellement avec les chutes du NASDAQ et du CAC 40. Les marchés chutent et donc la valeur des entreprises cotées aussi. D’un autre côté, les banques ne sont plus autant prêteuses qu’auparavant et beaucoup de LBO sont annulés en parallèle, manque de financement. De même manière, le marché obligataire est tendu car beaucoup d’Etats affluent ce dernier. Enfin en période de crise, il est très difficile d’avoir une vision correcte du long terme et donc un manque de perspectives sur les entreprises ciblées. A partir de 2012, ces opérations ont repris du souffle et sont repartis à la hausse.

Vous pouvez relire un article datant de 2009 qui faisait état de cette situation : https://www.lesechos.fr/2009/01/le-marche-mondial-du-lbo-en-chute-libre-en-2008-445993

On peut donc se demander si ce contexte va-t-il se répéter avec la crise du COVID-19 que nous traversons ?

2)     Les sociétés émanant de LBO en danger en période de crise

Pour commencer, on peut évoquer une crise d’excès de liquidité. Un excès de liquidité entraînerait la mise en concurrence des fonds d’investissement sur différents rachats (car disposent de liquidités pour investir facilement). Cela entraînerait donc logiquement une hausse de la valorisation des entreprises qui se retrouveraient donc surcotées. Après cette crise, elles rechuteraient jusqu’à une valorisation plus fiable et donc plus faible. Les holdings seraient donc en difficulté.

A l’inverse, en cas de manque de liquidité, les entreprises n’atteindraient pas leur objectif de croissance par manque d’investissement et donc repousseraient leur calendrier de remboursement. C’est un des cas les plus sensibles dans la mesure où les dividendes diminuent, le peu qui reste est affecté pour la holding. La société ne peut donc pas créer de réserves. De plus, dans ces périodes de crises, on reproche la gestion trop conformistes des acteurs par nécessité de liquidité immédiate et donc une maximisation des Cash-flows actuels.

En cas de faillite, les fonds d’investissement gérant les holdings ont alors la possibilité de geler les remboursements des emprunts. Cela implique une mise en sauvegarde. Le principal problème de cette mesure est qu’elle est publique et donc les fonds en question risquent de se « griller » auprès des banques pendant un bon bout de temps.

3)     Des banques aussi sujettes aux risques

Le principal risque pour le paiement est un défaut de paiement des holdings. Comme dit dans la partie supérieure, les holdings basées sur un montage financier de type LBO sont en danger pendant les périodes de crises. La banque craint alors des pertes financières. Elle va alors restreindre ses crédits et se montrer plus réticentes qu’en période d’expansion. 

Elle va alors chercher à se protégeant en externalisant ses risques afin d’améliorer la qualité de ses fonds propres et donc se conformer aux lois bancaires (loi Bâle II par exemple, ratio de Cook). Dans les cas les plus extrêmes et plus pessimistes, les banques peuvent aussi céder leur LBO en cours à des fonds d’investissement.

Vous trouverez à la suite plus de détails sur l’organisation des banques face aux risques générés par les opérations de LBO: cliquez ici

Conclusion

Pour conclure, on peut dire que les opérations de LBO sont sensibles aux crises sanitaires et financières en termes de refinancement. Les dirigeants sont donc appelés à gérer aux mieux leurs actifs. L’accès à l’emprunt diminue en contexte de crises et les banques cherchent à réduire leurs risques. La crise de 2008 a marqué l’histoire des LBO dans le sens où ces opérations avaient subi une réelle diminution, environ 50%. Ces montages repartent à la hausse une fois l’environnement financier plus stable. Le monde financier prend expérience de chaque crise pour mieux gérer les suivantes. Il faudra donc voir si les opérations de LBO sont moins impactées cette fois-ci.

Dylan Roux le 22 Juin 2020

Etes vous un cessionnaire entreprise ou commerce?

Combien vaut votre entreprise?

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Cher cessionnaire*, nous vous faisons partager les informations que nous avons prises à occasion du salon des entrepreneurs de Marseille.

 

Conférence écoutée en animée par Fany de la CCI

  1. Fiche entrepreneuriale du cessionnaire

Avant de  chercher et reprendre une entreprise, cher cessionnaire nous vous invitons à faire un petit retour sur vous-même ?

Faites vous une matrice dite de fiche entrepreneuriale :  Motif Objectif Compétence.

  1. Ciblage Cadrage

Quel est l’entreprise idéale pour vous ? Nombre de kms ?…

  1. Planification :

    Pour trouver la bonne cible il faut en moyenne en voir 20. Vous en avez trouvé une ? Parfait fermez le dossier et recherchez en une autre. Ne jamais travailler sur une seule cible

  2. Avez-vous une bonne relation avec le cédant ?

    Partez à la rencontre des Femmes et Hommes. Avez-vous établi une relation de confiance ?

  3. Etes vous sur que le cédant est vendeur ?

    Pour le savoir venez au 1er entretien avec la valorisation de son entreprise ou commerce et commercez à parler Argent. Avez vous une idée du prix de votre entreprise?

  4. Financement

    Ne négligez pas le montage financier ? Quelle est la valorisation de l’entreprise  et commerce ? Versus votre apport calculez sa valeur de reprenabilité. Comptez 20% minimum d’apport

Pour les fonds de commerce quelle est votre stratégie pour reconstituer la trésorie ?

7 Priviliégiez la relation entre votre expert-comptable et avocat.

Payez ce qui est finançable ?

  1. Reprise à la barre du tribunal de commerce?

    Oubliez la Reprise d’entreprise au tribunal de commerce. Pour une personne physique c’est compliqué. Certes vous n’achetez pas l’entreprise mais vous reprenez des salariés qu’il faut payer avant le 1 € de CA.

  2. Ne partez pas seul Constituez votre dream team qui va vous accompagner tout au long du process

Quelles sont les solutions apportées  par la CCI :

  1. Entretien individuel
  2. Inscription Transentreprise
  3. Pass Reprendre ou l’hyperciblage actif
  4. Transexpertise

 

 

Propos extrait de la conférence donnée par Fanny CHARAPOSSIAN CCI Région PROVENCE

Si vous voulez en savoir plus et vous avancer dans votre reprise d’entreprise comme cessionnaire rendez vous sur le salon TRANSFAIR le 22 novembre 2019

 

 

 

Guide pour reprendre un fonds de commerce 

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Selon le BODACC, environs 40 000 fonds de commerce ont changé de propriétaire en 2015.. 

Selon le rapport Fanny DOMBRE-COSTE datant de juillet 2015, 30 000 entreprises ont été reprises.

 

Comment procéder pour reprendre un fonds de commerce ? 

Reprendre un fonds de commerce n’est pas une mince affaire, et aura un impact considérable sur votre futur. Il est donc indispensable de mettre toutes les  chances de votre côté.

Bien se connaître 

Il s’agit ici de faire un bilan de vos qualités, de vos défauts, de vos connaissance (activité cible, gestion d’entreprise…) 

Il s’agit ensuite de mesurer sa motivation au regard des effort à fournir pour contrer vos lacunes dans certains domaines. En effet, il vous faudra peut-être vous former à la comptabilité ou à une nouvelle activité selon votre projet de reprise.

 

Définir sa future activité 

Il s’agit ici d’orienter votre motivation en fonction du secteur d’activité. En effet, reprendre une activité de boulangerie est différent de reprendre une activité de fleuriste. Chaque activité aura ses avantages et ses inconvénients. Notre conseil est de vous renseigner au maximum sur les activités qui vous intéressent et de les comparer à votre profil et vos envies.

 

Définir son budget et sa zone géographique

La zone géographique et le budget sont liés. En effet, en règle général, un même fonds de commerce aura un prix plus élevé en centre ville qu’en campagne. 

Par ailleur, il convient de définir la taille du fonds de commerce à reprendre et ses implications. Par exemple, un fonds de commerce avec un chiffre d’affaires élevés signifie généralement une affaire ingérable seul. Il faudra donc gérer son personnel.

 

Rechercher les offres  

Une fois tous vos critères définis, il convient de rechercher les différentes offres de fonds de commerce. Pour cela, il existe des “bourses du fonds de commerce” : (lien avec article ‘les principaux sites…”

 

Diagnostiquer et évaluer le fonds de commerce

Une fois votre cible trouvé, il convient de l’évaluer. Pour cela, nous vous recommandons dans un premier temps d’utiliser notre évaluation en ligne . Cela vous donnera un premier point d’appui pour débuter les négociations avec le cédant.

Par ailleurs, n’hésitez pas à questionner et vérifier le cédant ainsi que les commerces aux alentours. Il convient par la suite de faire appel à un expert pour plus de précisions.

 

Négocier

Une fois armé de votre évaluation Avalor, des informations sur le fonds récupérer via vos questions et vérifications sur place, proposer un première offre au cédant. Il s’en suivra des négociation sur le prix du fond de commerce mais également sur les conditions de vente (droit au bail, transmission ou non de certains contrat…).

 

Financer

En général, le rachat d’un fonds de commerce est financé  en partie par dette bancaire. Il s’agit donc de convaincre votre banque de votre projet. Mettez en avant vos qualités d’exploitant, la cohérence entre votre profil et l’activité,  la rentabilité et le volume de chiffre d’affaire du fonds. 

 

Formaliser

Une fois le financement trouvé, il convient de formaliser l’accord avec le cédant.(lien avec fiscalité et formalité de cession …). En effet, la cession/reprise de fonds de commerce est sujette à un formalisme juridique rigoureux en vu notamment de protéger les anciens créanciers. 

 

Créer son entreprise

Pour pouvoir exploiter le fonds de commerce, il vous faut créer une entreprise. Il vous faut donc choisir entre les différents statuts possibles : 

Entreprise individuelle (EI)

Entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL)

Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL)

Société à responsabilité limités (SARL)

Société par action simplifiés (SAS)

Société par action simplifiée unipersonnelle (SASU)

Société anonyme (SA)

Société en nom collectif (SNC)